Classification et historique de la mandoline

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L’évolution des instruments s’est faite lentement et progressivement au cours des siècles. C’est dans la première moitié du XIXe siècle, avec le grand développement de la musique orchestrale, surtout entre 1810 et 1850, que les instruments de musique ont acquis, par essence, les formes qu’ils présentent encore aujourd’hui.

Mise au service de la musique, la technologie a permis l’amélioration des instruments, permettant l’exécution de tout son suggéré par le compositeur. Dès lors, les instruments ont commencé à exister en fonction de la musique et non plus l’inverse. Il n’est donc pas exagéré d’affirmer que les modèles créés vers 1850 équipent l’orchestre pour l’exécution de la musique du XXe siècle, à l’exception des instruments électroacoustiques et des générateurs de fréquence.

Il existe plusieurs critères de classification. En général, les instruments sont classés en fonction du matériau utilisé, du mode de production du son, de l’exécution, du format, du mécanisme, etc… Tous sont valables, mais ce qui nous semble plus satisfaisant est ce qui considère le mode de production du son, en substance, le but de la musique.

Ce critère a été initialement proposé par le philosophe et mathématicien français Marin Mersenne dans son essai “Universal Harmony” (1636/37). Selon cette classification, les instruments sont grosso modo regroupés en trois grandes catégories : les cordes, le vent et les percussions. Pour chacun d’entre eux, seuls les instruments qui intègrent l’orchestre symphonique traditionnel seront abordés ici.

Instruments à cordes

Les instruments à cordes constituent la structure de l’orchestre occidental moderne. Fabriquées en acier, en laiton, en boîtier ou en nylon, les cordes sont maintenues aux extrémités, généralement sur une surface en bois. Le son est obtenu par vibration et, selon la façon dont cette vibration est produite, il est classé comme :

– cordes frottées – au moyen d’un archet (violon, alto, violoncelle et contrebasse) ;

– les cordes des doigts – au moyen d’un plexro ou d’un pua, ou des doigts de l’instrumentiste (harpe, luth et guitare) ;

– cordes frappées – à l’aide d’un marteau (piano) ou d’un mécanisme qui lui est propre (œillets et épinets).

Il y a certains effets qui sont communs aux instruments à cordes frottées, qui le sont :

– pizzicato – quand vous pincez les cordes avec les doigts sans utiliser l’archet ;

– avec legno – c’est-à-dire avec le bois de l’archet, en frottant ou en frappant ;

– sourd – une sorte de clip ou de peigne qui limite la résonance, réduit ou inhibe l’intensité du son.

La hauteur et la fréquence du son varient selon l’épaisseur et la longueur des cordes. L’amplitude des vibrations dépend de la structure de l’instrument.